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Claire Keim : «Dans Infidèle, on croit toujours être au bord du drame»

Claire Keim : «Dans Infidèle, on croit toujours être au bord du drame»
Claire Keim dans la série InfidèleTHIERRY LANGRO / STORIA TELEVISI

INTERVIEW - La comédienne interprète une femme trompée dans la série de TF1 Infidèle, adaptée de Doctor Foster.

Lancement réussi pour la série Infidèle, dont les deux premiers épisodes ont attiré en moyenne 5,2 millions de téléspectateurs sur TF1. Ce lundi 14 janvier, Claire Keim poursuit sa descente aux enfers.

TV MAGAZINE. - Quand on vous a proposé cette adaptation, aviez-vous vu la version anglaise, Doctor Foster?
Claire KEIM. - Je l’ai regardée avant de tourner. Pour voir pourquoi une affaire d’infidélité aussi banale avait aussi bien marché sur la BBC [près de 10 millions de téléspectateurs pour chacun des épisodes des deux saisons, ndr].

Et avez-vous eu l’explication?
Sa banalité justement, qui est racontée comme un thriller! On croit toujours être au bord du drame. C’est loin d’être un huis clos. On a tous les points de vue, celui du voisin, de la copine, de la famille…

Vous n’aviez pas peur que ce soit un copier-coller?
Oh non, les ingrédients sont très différents. D’abord les codes dans notre vie sociale en France ne sont pas les mêmes. Et puis Jonathan Zaccaï et moi sommes très différents des deux interprètes britanniques.

Comprenez-vous les réactions d’Emma?
Devant elle, je suis entre compassion et perplexité. Lorsqu’elle trouve un cheveu, ce n’est pas une preuve accablante d’infidélité. Alors pourquoi part-elle aussi loin, aussi vite? À mon avis, il y a déjà un problème derrière sa vie bien rangée. Et puis elle fait le choix de se taire. Ça me dépasse…

Qu’auriez-vous fait à sa place?
Moi, quand j’ai un problème, je parle. Même si mes mots dépassent ma pensée (rire). Je crois aussi qu’elle aime mieux son mari que leur fils et ça me met mal à l’aise. Au fond, je n’en finis pas d’essayer de l’analyser.

«Entre le théâtre et la télévision, j’ai récemment été très gâtée»

Claire Keim

Vous avez tourné au Pays basque, près de chez vous. C’était pratique?
Oui, j’allais bosser à vélo. Je faisais mon métier préféré à côté de ceux que j’aime le plus au monde. Une chance! En fait, j’avais refusé deux fois le tournage, qui devait avoir lieu à La Rochelle, puis à Arcachon. Alors le producteur, qui tenait à moi, m’a proposé Biarritz. Je ne pouvais pas refuser, d’autant plus que j’étais ravie d’être dirigée par Didier Le Pêcheur.

Avez-vous d’autres projets?
Entre le théâtre et la télévision, j’ai récemment été très gâtée et je n’ai pas envie de faire des choses moins bien. En attendant le tournage potentiel de la deuxième saison, je m’occupe de moi, de ma maison, de ma famille, je lis des livres, je me balade en forêt, je me contente d’être très heureuse.

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