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Marie-Agnès Gillot («Danse avec les stars») : «Je suis dans la transmission»

Marie-Agnès Gillot
Marie-Agnès Gillot LAURENT VU / TF1

La danseuse étoile et chorégraphe se confie sur son rôle de juge dans la 12e édition du concours de TF1.

Marie-Agnès Gillot a rejoint les juges de «Danse avec les stars» cette saison. En l'espace de quelques prime times, elle a su imposer son style, mélange de bienveillance, de rigueur technique, et de conseils précis. Danseuse étoile de l'Opéra national de Paris (institution qu'elle a quittée en 2018) et chorégraphe, celle qui est aussi directrice artistique de l'Académie des sacres, près de Reims, publie son autobiographie, Sortir du cadre, aux éditions Gründ. L'occasion de recueillir ses confidences sur cette nouvelle aventure télévisuelle.

TV MAGAZINE. - Vous semblez avoir trouvé assez facilement vos marques dans l'émission. Vous-même le ressentez-vous ainsi ?

Marie-Agnès GILLOT. - Oui, je suis naturelle, je ne joue pas un personnage, tout comme mes collègues d'ailleurs. J'ai l'impression d'être pleinement consciencieuse et pleinement entière. Je donne le meilleur de moi-même.

Quel est votre regard sur cette saison ?

Je trouve que c'est une bonne saison, elle a super bien démarré. Maintenant qu'on a rassemblé l'ensemble des couples, je trouve cela assez homogène.

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Pourquoi avoir accepté d'être juge dans «Danse avec les stars» ?

D'abord pour ma mère, qui était une grande fan de l'émission (elle est décédée en 2020, NDR). Puis, cela fait longtemps qu'on se court après avec «DALS» et on s'est enfin trouvé. Par le passé, j'avais vraiment une carrière à 10 000 à l'heure, j'étais une personne surbookée, et je pense que cela ne pouvait pas convenir à cette période.

«La progression est primordiale. Évoluer est la valeur première d'un danseur.»

Marie-Agnès Gillot

Comment vous définiriez-vous en tant que coach ?

Je suis dans la transmission, je suis là pour apporter des clés. Je connais tout mon corps par cœur et je peux le décrypter pour les autres, je peux décrypter leur corps pour eux.

Entre technique et progression, que privilégiez-vous ?

Pour moi, la progression est primordiale. Évoluer est la valeur première d'un danseur.

Vous publiez Sortir du cadre , votre autobiographie aux Éditions Gründ. Pourquoi vous replongez dans votre histoire personnelle maintenant ?

J'ai perdu toute ma famille en treize mois : mon oncle, ma mère, mon père et mon beau-père. Avec ce livre, j'ai juste parcouru ma vie. Je ne suis pas égotique, je n'ai pas un culte de moi-même. Ça me suffit de l'écrire. Je n'ai pas un sentiment particulier sur le parcours accompli car il n'est pas fini.

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Vous êtes directrice artistique de l'Académie des sacres, près de Reims. Est-ce que pour vous, la notion de transmission est aujourd'hui plus importante que par le passé ?

En fait, j'ai toujours aimé transmettre. J'ai passé mon diplôme d'état pour enseigner la danse quand j'avais 18 ans car je ne savais pas si j'allais rester paralysée ou pas (elle souffre d'une double scoliose, NDLR), si mon corps me permettrait de danser longtemps. À ce stade de ma maladie, je ne savais pas où j'en étais. Je me disais : « Si tu es dans un fauteuil roulant, tu pourras toujours enseigner ». Puis mon histoire ne s'est pas passée comme ça. Je bouge toujours et je suis toujours en mouvement. Par la suite, en tant que danseuse étoile (elle est nommée en 2004 à 28 ans, NDR), on a la capacité et l'autorité d'enseigner directement, donc j'ai un double diplôme d'état ! Dès que j'avais des moments de libre, ce qui était très rare quand j'étais étoile, j’aimais mieux enseigner que prendre des vacances, et je n'en ai pas pris pendant sept ans. Donc, ce n'est pas une nouveauté.